Des dizaines de milliers de jeunes se sont rassemblés vendredi 17 mars dans une dizaine de villes espagnoles pour célébrer ce qu’ils appellent un botellón: ils s’agroupent en pleine rue pour boire des cocktails bon marché.
Le botellón, c’est une pratique très espagnole. Plutôt que de payer, cher, leurs consommations dans des bars, beaucoup de jeunes préparent leurs propres cocktails, et se retrouvent en pleine rue, sac en plastic et gobelets à la main.
Le menu d’un botellón c’est calimocho, c’est-à-dire du gros rouge et du coca, Gin Kas, du Gin avec du citron ou encore « orgasmo », que l’on atteint facilement, en mélangeant de la liqueur de pomme et du soda citron.
Le botellón n’est pas une pratique nouvelle au pays de la fiesta. Mais ce qui est récent, c’est d’en faire une compétition.
Cela a commencé à Séville : Il y a un mois, 5.000 étudiants se sont retrouvés dans la capitale andalouse pour fêter la fin des examens. Alors il y a en ce moment un SMS qui fait un tabac auprès des jeunes espagnols. Il dit à peu près : "Ils étaient 5.000 à Séville, il faut qu’on les batte. Botellón cette nuit. Fais passer".
Et vendredi 17 mars, un concours informel de macro botellón a été lancé entre une dizaine de villes pour battre Séville. À Grenade, à Madrid, à Barcelone ou à Valence, les mairies ont essayé encore une fois de lutter contre ces rassemblements propices au tapage nocturne et aux excès d’alcool : présence policière, contrôle des particpants. Dans certaines communautés autonomes -régions- espagnoles, la consommation d’alcool dans la rue est interdite. Mais jusqu’à présent, c’est la soif des jeunes qui l’a emporté.
Pour la petite histoire, la plus alcoolique fut Grenade, avec 20.000 asoiffés selon la police locale.


no esta mal la chica…
porque no pones algo sobre las elecciones en italia?
yo estoy orgulloso de ser “coglione”